Solomiac

Date de naissance : 1322
Habitants : 383 Solomiacais et Solomiacaises
Superficie et Densité : 13,80 km² – 28 hab / km²
Le premier saint patron pourrait avoir été Saint-Laurent mais depuis toujours, la fête de la Nativité de la Vierge (8 septembre) est la fête patronale de la paroisse.
De l’époque préhistorique, il est signalé une hache polie. Pour le gallo-romain : un pont romain, des vestiges, une voie romaine dite “La Peyrade”…
Le territoire de la commune actuelle de Solomiac appartenait à l’abbaye de Gimont, fondée en 1142. Au début du XIIe siècle, la vallée n’était pas encore défrichée. Cette bastide fut fondée suite à un paréage conclu en 1322 par le Sénéchal fondateur Bernadus de Solemniaco, qui s’était réservé le droit de donner son nom à la bastide, Solemniac, et lui donna une charte de coutumes le 27 juillet 1327. La nouvelle bastide fut construite dans la vallée, au-dessous de la première, et prit le nom de Solomiac, abandonnant le premier nom de Francheville.
L’espace compris dans les 500 arpents formait un parallélogramme d’environ 2000 m nord-sud et 1000 m de largeur. Trente arpents étaient affectés à l’emplacement de la nouvelle bastide, le reste devait être occupé par les jardins. Cet espace rectangulaire d’environ 450 m de longueur nord-sud et 400 m de largeur, devait être entouré de larges fossés pleins d’eau rendant difficile l’accès de la ville. Ensuite, on trouvait les jardins, le chemin de ronde et les murailles. A l’intérieur : des habitations disposées en carré, une place centrale avec une halle couverte. La place était entourée de galeries (embans, cornières, arceaux ou arcades). L’église était au sud de la bastide.
Solomiac eut à souffrir de la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion et des troubles de la Fronde. Pendant le XVIIe et le XVIIIe siècle, les divisions concernant les communaux, la politique, la religion ne cessèrent de régner dans la communauté constamment partagée en deux
partis. La période révolutionnaire à Solomiac fut marquée par la personnalité du curé Teyssiné, prêtre franc-maçon, ardent propagandiste de la mystique révolutionnaire.

 


  • L’église actuelle est au même emplacement depuis la fondation de la bastide en 1323. Un clocher-tour octogonal s’élève sur le côté nord au-dessus du choeur, alors que dans la majorité des églises il est au-dessus de l’entrée. L’intérieur de l’église est de plan rectangulaire avec un choeur polygonal à sept pans. La nef, à trois travées barlongues voûtées d’ogives, est flanquée de chapelles voûtées d’arêtes. Elle est éclairée de fenêtres gothiques à vitraux. L’église abrite le buste reliquaire de Sainte-Marguerite, patronne de l’ancienne paroisse.
  • Au centre de la place, la halle existe depuis la fondation. Supportée par seize piliers en pierre de taille, on voit encore à l’étage l’ancienne maison commune.
  • Les pigeonniers (ou “hunes”) étaient un droit attribué par la charte de coutumes à tous les habitants de la juridiction. Il en existe plusieurs de différents types à Solomiac dont celui de Camusat (classé) à plan circulaire.
  • Le château de Jourdain (propriété privée) aurait été un pavillon de chasse des seigneurs de l’Isle-Jourdain.
  • Au nord-ouest de l’église, fontaine communale avec fronton triangulaire et corniche sculptée.
  • Le lavoir communal, restauré en 1990, est alimenté par la Gimone.
  • Sur le plateau, en bordure du chemin de Lavit, un bosquet répertorié protège les traces du cimetière de l’ancienne paroisse Sainte-Marguerite.

A Solomiac, les curieux pourront voir :

  • La maison du savant Touéry…
  • La ligne de chemin de fer fantôme (maisonnettes) Castelsarrasin – Gimont…
  • La Salle des Consuls “cachée” sous la Halle…

Ils noteront également l’emplacement du clocher de l’église, au-dessus du choeur, alors que dans la plupart des églises, il est au-dessus de l’entrée.

© Photos Isabelle Souriment et Matthew Weinreb. Prêt de l’association Culture Portes de Gascogne dans le cadre d’un programme Leader +